Résumé de l'ouvrage :
Au Sud comme au Nord, la participation fait aujourd’hui partie des grands principes des politiques urbaines. Si l’Amérique latine et des villes comme Porto Alegre ont joué un rôle pionnier dans
le développement de la démocratie participative, il faut également tenir compte d’autres régions, telles que le continent africain, le Proche et le Moyen-Orient, qui ont moins retenu
l’attention des spécialistes jusqu’à présent. L’impératif participatif y est pourtant de plus en plus prégnant du fait des directives des institutions internationales et, selon les pays, des
progrès de la société civile. Mais que signifie " participer à l’action publique " pour des individus, des citadins en l’occurrence, qui ont été longtemps tenus à l’écart des politiques
urbaines ? S’agit-il seulement d’intégrer les dispositifs participatifs mis en place et contrôlés par les institutions ? Loin de rester inactifs, les citadins d’Afrique et d’Orient multiplient
au contraire les initiatives, le plus souvent en marge des cadres officiels. Faisant acte de résistance, voire de désobéissance quand leurs intérêts sont menacés, ils cherchent aussi à négocier
l’accès aux biens publics avec les institutions. Les politiques participatives sont donc loin d’épuiser les possibilités d’action collective. Qu’elle prenne la forme de pratiques imposées par
les organismes internationaux, de mobilisations locales ou de négociations informelles, la participation des citadins du Sud à l’action publique mérite d’être mieux connue, pour faire avancer
la réflexion sur le gouvernement des villes et sur la démocratie locale.
Olivier Legros, géographe, est maître de conférences à l’université François-Rabelais de Tours. Ses recherches portent sur les relations entre les politiques
urbaines et les dynamiques sociales dans les quartiers populaires de Dakar et de Tunis. Il fait également partie d’un collectif, le réseau citoyen " Pont-aux-Oies ", qui agit auprès de réfugiés
Roms originaires d’ex-Yougoslavie, demandeurs d’asile en France et installés à Tours.
Présentation
©ADELS disponible ici
http://www.adels.org/edition/ouvrages.htm
Résumé de l'article :
Examinant les négociations et les rapports de force suscités par la sauvegarde et le réaménagement du centre historique de Sanaa, la capitale du Yémen, Roman Stadnicki
souligne le fossé entre les procédures participatives importées, dont la greffe s’avère particulièrement difficile, et les pratiques autochtones de débat qui perdurent lors des séances
quotidiennes de consommation de qat organisées par les autorités coutumières.